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Chronique théâtrale La petite pièce, vraiment petite vue de là-haut par Brigitte Poulin Bergeron
NDLR : La rédaction souligne qu’elle préfère quand même les articles envoyés à temps que la flatterie éhontée,(euheum euheum).
J’ai manqué le lancement du premier roman de notre chère et diabolique rédac’ en chef pour aller voir La petite pièce en haut de l’escalier, activité financée par le CRILQ et l’AELLFUM ; à bien y penser, j’aurais dû aller encourager une jeune artiste talentueuse de la relève (nez !, je tente de me faire pardonner mon article en retard) plutôt qu’aller bâiller au paradis du temple de la culture. Je suis toujours un peu choquée quand je vais au TNM ; les seuls sièges que je peux me permettre donnent le vertige, et je ne peux m’empêcher de penser que j’aurais à coup sûr mieux employé cet argent ailleurs, et surtout qu’il aurait été beaucoup plus utile à des artistes aussi talentueux ayant une moins bonne visibilité. Enfin, bref, je ne sais pas trop quoi penser de cette pièce. C’était très… moyen. Le décor était moche, la mise en scène parfois juste, parfois fausse, les acteurs étaient bons sans plus. La première partie de la pièce était assurément réussie, mais la seconde, très inégale ; je me suis demandé souvent où l’auteure voulait en venir, qu’est-ce qui était à retenir au juste dans les voltes-faces et les nombreuses conclusions qui se voulaient coup-de-poing mais tombaient le plus souvent dans la mièvrerie. La pièce aurait pu garder la ligne droite du début et ne pas se ramifier inutilement. Je ne suis pas une spécialiste du théâtre ; mais la complexité me semble appropriée lorsque nécessaire ; ici, ma réflexion, qui aurait sûrement pu conduire à un surgissement du sens, s’est perdue d’elle-même dans le morcellement des idées directrices, et je n’ai pas accroché. Ça ne doit pas être simplement dû à mon inculture, puisque Mme Buatois, assise à côté de moi, a failli partir dix minutes avant la fin de la pièce. J’attendais tout de même une conclusion qui vienne donner un sens global à la pièce. « Qu’est-ce que c’est, de vraies larmes ? » C’est manifestement un grand questionnement existentiel, et une tentative d’approfondissement noble, mais moi, ça m’a donné envie de rire. Et puis, je suis tannée de voir Isabelle Blais et son mignon petit minois. Pas vous ?
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