Le Pied qui voque
Création littéraire


Géométrie retrouvée

Je pose ma main à côté de la tienne. Ainsi reliées elles forment une symétrie parfaite, chaque ligne se rejoint en son sillage comme le serpent continument d’une même rivière une même route les mêmes falaises. Nous ne voyons plus ni la fin ni le début de nous, tout ne forme qu’un seul corps. Les tranchées creusées à même les paumes parlent elles racontent les mêmes histoires. Elles ont la même langue traversent la même peau la même sensibilité de fine craquelure égratignure. Et quand sur toi je les pose toute ma vie ne se résume alors qu’à cet instant.

Chaque peau comme un calque continu de l’autre