Le Pied qui voque
Création littéraire
Embranchement
J’ai le drapeau du monde collé à ma vue mes yeux de feu qui deviennent lourds par le porter. Je vois à travers un couvercle transparent de paupières, mes pores respirent d’un socle atmosphérique, j’entends ta voix d’un seul trait qui s’étire en ondes dans l’océan atmosphérique qui nous gobbe. Vivre car c’est la seule chose à faire, se taire pour s’oublier. Je te parle pour me sentir vivante, pour ne pas garder ce cri vibrant dans ma gorge ma cage thoracique mes nerfs parce que j’ai besoin de ta présence pour m’accrocher à l’instant. Observer c’est perpétuer la fin du monde arrêter fractionner le temps c’est te chercher sans jamais te reconnaître. C’est se distancier du reste des autres qui bougent qui continuent sans vous sans remarquer qu’au fond de vous vous ne vivez pas
Ne vivez pas
Car nous sommes tous des continents des mondes parallèles et perpendiculaires à la fois qui parfois se croisent.

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