Le Pied qui voque
Créations littéraires
Un kaléidoscope
disperse ses verreries
dans tes paupières miroitantes
D’un souffle
quelques cheveux se soulèvent
et tu respires ce pudique hommage à l’automne
Couleurs de chaleur
sous couvert de neige prochaine
et le nuage déserte un instant la voûte
accordant une parcelle de son inclassable alphabet
Je t’attendrai sous les flots
vacillant dans l’invisible.
Un soir de pluie
cueillir le jour comme un bouquet
translucide
et égarer la neige sur les cimes englouties
comme un voile opaque
Nageant dans l’eau glacée
la banquise soulève une tribu
à bout de bras
Le vent tinte
sur la paroi des mers arctiques
Une aurore boréale au bout des yeux
et son reflet trop vert dans les tiens
avaler la pleine lune dévorante.
Crépuscule palpitant
je me déconstruis dans tes mains
Sur la rive du dos l’étoile de mer de ta main trapéziste
Peau soluble des salamandres
les statues gisent doucement
Et tes doigts fondent
dans la courbe tremblante
des membres désaccordés.

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