|
Actualités Manifeste du FLESH : Le végétarisme est un néonazisme par Mathieu Poulin Secrétaire général de la branche francophone du FLESH
Le végétarisme est un néonazisme : plus qu’idéologique – ne nous laissons pas berner –, la motivation des bipèdes herbivores est avant tout sociale. Leur objectif n’est ni plus ni moins la marginalisation, la ghettoïsation de la majorité carnivore pour faciliter l’éradication complète de cette dernière. Les végétariens sont des ariens s’affublant d’un préfixe coquet, lobotomisés par un establishment totalitariste de gau-gauche qui utilise l’altermondialisation comme un appât permettant la propagation de la pensée anticarnassière. Une fois aliéné, le néovégétarien se fait un devoir de déprécier la consommation de chair animale en évoquant des principes qui nient le comportement naturel de l’homme omnivore, mais surtout en adoptant une attitude méprisante envers ceux – nous – qu’ils considèrent comme faisant partie d’une classe, d’une race inférieure. Les habitudes alimentaires constituent pour eux la base d’une hiérarchie sociale dont ils forment la plus haute sphère; les valeurs en jeu ne sont que de la poudre aux yeux. Qu’Hitler ait été végétarien ou pas importe peu : le Furher porte maintenant des dreads et il mange de l’hummus.
Le végétarisme est une tare, une peste, un cancer. C’est une mode, un prétexte adopté par un groupe d’individus insécures pour s’autovaloriser devant une majorité qu’ils ne réussissent pas à pénétrer. Il est motivé par un désir d’inversion de la marginalité, de prise de pouvoir politique. Cessons de voir le mode de vie végétarien comme une tendance attendrissante et percevons-le comme la menace qu’il représente pour l’équilibre de la société. Nous avons presque perdu le contrôle; réagissons avant de voir les substituts prendre la tête du quatrième groupe alimentaire. Et c’est ici que le FLESH intervient. La branche francophone du FLESH (For the Love of Eating Sausage and Ham) s’impose donc ce matin dans les médias québécois pour entreprendre le grand combat visant à relégitimer l’acte carnivore. La guerre est imminente, alors mieux vaut mener la première attaque d’envergure plutôt que de la subir. Ce texte fait donc à la fois office de déclaration de guerre et de manifeste, nos exigences, convictions et stratégies y étant toutes clairement indiquées d’une façon télégraphique et véhémente. Voici donc, en premier lieu, les principaux motifs pour lesquels les forces carnassières sont prêtes à se battre jusqu’à décomposition : - Les incisives font partie de la morphologie de l’être humain standard; leur rôle est de déchiqueter la viande ; - L’apport en protéines de la viande n’a plus, et ce depuis longtemps, à être prouvé ; - Les animaux et les humains font partie d’une chaîne alimentaire dont le dérèglement à grande échelle risque de produire des résultats néfastes pour l’équilibre des écosystèmes ; - L’interdiction de l’élevage entraînerait des conséquences catastrophiques pour l’économie de notre pays, encore en grande partie rural ; - La viande est un important organe social ; - La viande est délicieuse, les légumineuses et le tofu infects. Voici maintenant ce que le FLESH exige de la part des forces rebelles : - Le retrait immédiat des produits végétariens des épiceries mondiales ; - La fermeture de tous les restaurants végétariens ; - L’arrêt total de l’importation du soya et de ses produits dérivés ; - La consommation de viande lors de tous les repas de la journée. Un refus de coopérer entraînera inévitablement plusieurs graves conséquences, parmi lesquelles : - La diffusion à grande échelle des 500 noms se trouvant sur les listes du comité spécial VIANDE (Végétariens Importuns À Neutraliser D’ici l’Été) ; - Le déversement de plusieurs tonnes de litres de Bovril dans les réservoirs d’usines à tofu du globe ; - Un important lobbying de la part de nos collaborateurs haut placés dans le but de l’adoption d’un projet de loi décriminalisant le cannibalisme. Il est en effet de notre avis que, pour vous faire prendre conscience du ridicule de votre comportement, il serait logique de rendre possible l’élaboration d’une structure nous permettant de doter notre “mouvement” d’un équivalent du mode de vie végétalien : alors que les vegan ne consomment absolument rien qui proviennent des animaux, les cannibales seraient tout à fait en droit de consommer absolument toute viande, même la vôtre. Nous prendre à la légère serait une grave erreur. Nous sommes déterminés à miner votre projet fasciste; il en va de notre survie en tant que société. Et surtout, n’oubliez pas… Les animaux d’élevage sont nourris au grain ; il est donc juste de considérer les végétariens comme le bétail de l’humanité.
|