|
Éditorial Biblismes par Katia Belkhodja
L’UQAM est en grève.
Voilà, j’en ai parlé, on peut passer à autre chose. Si vous avez besoin de plus de nouvelles fraîches et étudiantes, regardez la photo. C’est joli, non, toute cette fougue ? Ce mouvement, pris même sur la photo, ces tâches de rouge que vous ne verrez pas à l’impression, ô lecteurs (mes semblables, mes frères – pardon, réflexe), ces tuques rassemblées et bravant le froid. Si si, soyons blasés, soyons blasés même du cynisme, cette mise à distance vaguement culpabilisante (dans ce cas-ci, quand même, si, un peu, et puis fins de sessions et grippes effacent culpabilité avec la solidarité, il ne reste que cette grande fatigue intellectuelle et un étonnement vague de l’UdeMien devant toute cette agitation - on croirait qu’on n’est pas concernés). En tant qu’étudiants, en tant que littéraires, nous nous déclarerons spécialistes du cynisme, nous l’élèverons à la forme de l’art le plus complet, jusqu’à en faire un mode de vie, jusqu’à ne plus avoir d’opinions, jusqu’à être blasés même du cynisme, d’être cyniques au point d’en redevenir naïfs, et comme la boucle sera bouclée, on pourra recommencer joyeusement. Si. Si. Soyons littéraires, d’ailleurs, Adoptons la forme à la mode du carnet, abordons un sujet par jour (là, il était minuit il y a deux minutes, c’est donc mon deuxième sujet) et parlons Goncourt. Comme il n’y a absolument rien à dire, mis à part qu’Alabama Song est une bio romancée d’Ella Fitzgerald, on ne fait que constater que le Paris littéraire et académicien se complaît une fois de plus dans ses représentations nostalgiques et imaginaires d’une Amérique of the braves. Tout ça juste avant qu’à la périphérie, des gamins brûlent des voitures, prise deux. Je sais pas vous, mais moi, je vois un lien. Pour la colère d’une autre jeunesse française (camarade !), voir l’article de Samuel Mercier en page 7. Et pour rester dans le littéraire sans faire dans le cynisme, merci aux nouveaux collaborateurs, je reste flabbergastée par la qualité générale des textes et par la bonne volonté de tous, qui méritent paix et amour, soit dit en passant (Paix et amour aux collabos du Pied, disait l’autre). D’ailleurs, ça ferait beau, le mois d’avant les fêtes, de finir sur ça. Paix et amour… … .. . Depuis quand vous confondez votre Pied avec Hallmark ?
|