|
Création littéraire y-mots par Hugo Beauchemin-Lachapelle
Tes yeux bouffis à force d’attente exsangue
Sont comme le souvenir des veines cachées De tant de nuits toxicomanes Bouffée d’angoisse tu rehausses ton châle tes espoirs enfumés dans de vieux cadres qui s’étiolent comme tes mégots s’accumulent tu surveilles jour et nuit jusqu’à t’y perdre les idées embrouillées et les rêves cassés dans l’insomnie de la rue déserte les lumières te sont rares et les rire encore plus les rires comme des cris comme tes cris Quand enfin tu as compris que rien t’inspire Sauf la défenestration des joies coupables |