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Actualités De l’importance de se prendre au sérieux par Éric Vignola
réflexion théorique, assortie d’exemples, sur la sériosité comme mode de vie gagnant dans les pubs irlandais de Laval et de Ste-Thérèse Aussi étonnant que cela puisse paraître, les macaques sont en voix d’extinction. En effet, ici, sur notre petite bulle presque polaire, on se soucie très peu du sort des singes magots (appelés macaques pour leur air de personnage ventrus et grimaçants comme on en voit dans les festivités traditionnelles chinoises). Ces petits animaux sont pourtant à un cheveu de disparaître de la surface de la terre. Originaires du Maroc, les singes magots ont traversé plusieurs épreuves éprouvantes comme espèce bipède dans les dernières années. On pense notamment aux combats effectuées dans les banlieues parisiennes, que des jeunes organisaient suite à l’interdiction légale de faire combattre les pitbulls. Or, il s’est avéré que ces singes étaient inoffensifs les uns envers les autres, portaient des casquettes pas à la mode, et avaient tendance à bégayer leurs noms : « Cha… Cha… Cha… » En outre, les singes magots affamés auraient la fâcheuse tendance de grignoter les cèdres, ce qui incommode énormément les banlieusards, qui ne peuvent plus, dès lors qu’ils sont surveiller par leurs voisins, s’adonner à des fantasmes honteux en compagnie de leur singe de compagnie. « C’est inadmissible ! » nous révèle un bourgeois un peu grasset, dont nous n’avons jamais pu savoir le nom (« Cha… Cha… Cha… »). Certains de ces singes sauraient même écrire. Des rumeurs non-confirmées, mais très en vogue chez les jeunes macaques, affirment qu’un macaque du dix-neuvième siècle, du nom de Chabovary, aurait écrit toute l’œuvre de Gérard de Nerval, et ce, en échange d’une recette au crabe que le principal intéressé n’aurait jamais obtenue. L’opinion publique n’est cependant pas entièrement rose en ce qui concerne ces petits singes sympathiques. Certains des plus sages conservateurs voient d’un mauvais œil que, dans la hiérarchie sociale primate, le mâle ait à s’occuper des petits lorsque la femelle en est incapable. « Nous pensons censurer les macaques si la situation ne se redresse pas chez eux », affirmait Stephen Harper plus tôt aujourd’hui. « La femelle doit s’occuper des petits, coûte que coûte, ou la sélection naturelle montre que ces enfants seront inutiles à la société, homosexuels, ou pire, francophones. » Enfin, l’AEETM (Association des Enfants Empathiques du Tiers-Monde) lance un appel à tous afin que, comme eux, vous versiez la moitié de votre salaire à votre dictateur local afin de sauver les macaques. L’AEETM espère recueillir de un à deux dollars dans sa campagne. Source : À la recherche du Temps perdu
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