Aporie


, p. 10.

l’ivresse la poursuite

sur trajectoire monotone

j’atteins l’élision

 

 

change de continent

 

 

tête première le tumulte m’échappe

je recule l’épicentre

les détours en expansion

 

 

je m’enivre des interstices

 

partage mon blues

tiens lundi à bout portant

 

 

hors champ

je deviens faille

entre l’ombre et l’écho

Elle-phare


, p. 47.

Elle

valse mécanique

sur chemin provisoire

une constellation hybride

au port de l’immobile

 

être l’artifice du temps

une fracture blanche

au milieu de l’hiver

la vertèbre des ruines

me garde en mémoire

 

Elle-phare

la naissance du risque

au milieu de moi

À la poursuite des cauchemars obliques


, p. 9.

debout sur le quai
j’esquive le déséquilibre blanc
au tribunal de ma démesure

je marche pour rencontrer moi inconnu intriguant
à contre-courant du hasard

je pars comme on revient du labyrinthe
notre trajectoire inassouvie
un dard au milieu de la mappemonde
la grande ourse comme partition

et maintenant
je marche à ma rencontre
à la poursuite des cauchemars obliques