Dénudée


, p. 57-58.

I.
lucide
j’écoute
ta poésie amère –
ma tête feuillée
tombe

frénétiquement
d’un rouge   palpable
les érables s’alourdissent
en mouvements
mes combats virulents
effacent
ton
absence
dérisoire

II.
sur ma tête
des miettes       pleuvent
rouge
solitude inclinée
carnage mélancolique
coup
de chaleur –
endormie
par le soleil
ma chair dépouillée
vire/volte
en      chute

libre