Trou noir


, p. 45.

le vent
s’engouffre et se heurte
à mes os
décharnés

 

 

une aquarelle avalée
peinte en rose
de larmes ruminées

c’est une ode à la vie
la mort
je crie
du fond de ma tombe
avant que le premier
ne jette la poignée de terre
de poussière

j’ai manqué un souffle
puis deux

un cri fracasse
l’insoutenable silence du vide
se fissure
se faufile
eau trouble dans ma mémoire

plus rien
plus de vide
plus de voix ni de froid
moi

une inspiration s’envole
dans la tempête